par Colqhoun le Mer 1 Juin - 9:17
Il me reste un épisode avant de terminer cette première saison et je continue de m'y ennuyer fortement.
Derrière le perfectionnisme technique et l'excellence du casting, cette série ne provoque en moi rien d'autre que de l'indifférence.
Indifférence devant un sujet rabâché (pas tant à propos de la période mais plutôt sur le récit d'une société corrompue à tous ses niveaux et qui atteint les gens pour ne plus les lâcher), devant la linéarité des épisodes et le chemin tout tracé de chaque personnage. Il n'y a jamais de surprise, jamais de coup d'éclat (il suffit de connaître un minimum l'histoire de la mafia aux usa pour savoir qui peut disparaître ou pas) et j'en venais à espérer que les scénaristes prennent quelques libertés avec l'Histoire pour donner un peu de vigueur à ce bulldozer.
L'intérêt est sauvé par un casting, comme je le disais, uniformément excellent, Steve Buscemi en tête (évidemment).
Terence Winter s'était autrement mieux illustré avec Les Sopranos, série qui possédait ce grain de folie, cette énergie improbable permettant au spectateur d'être constamment sur le qui-vive, constamment sur ses gardes. Avec Boardwalk Empire, on est dans le ronflant, dans la facilité, même si derrière la dramaturgie se révèlent certaines thématiques parfois intéressantes.
Il va donc de soi que je n'enchainerais pas avec la deuxième saison.
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